« C'est quoi, au juste, cette course ? » Samah explique la Gobi March
À trois jours du départ, quelqu'un a posé la question que beaucoup se posent : en quoi consiste vraiment la Gobi March ? Cinq étapes, un marathon par jour, 8 à 12 kg sur le dos et l'autosuffisance totale. Samah Benmaad répond, dans ses mots.
À l’approche du départ de la Gobi March (21 juin), une question revient souvent chez ceux qui suivent Samah de loin : « Mais concrètement, c’est quoi cette course ? » Quelqu’un l’a posée directement. Voici sa réponse, dans ses mots — la meilleure façon de comprendre ce qui l’attend dans le désert.
Cinq étapes, chacun à son rythme
La Gobi March se court en cinq étapes. Chaque concurrent court seul et à son propre rythme. Certains s’inscrivent comme marcheurs — ils sont alors comptabilisés à part. On court pour soi, ou pour une association caritative ou humanitaire. À l’arrivée, il y a un classement.
Un road book dévoilé la veille
Le parcours est défini par l’organisation dans un road book, qui ne sera dévoilé que le samedi, la veille de la course — pour éviter que certains ne fassent des repérages satellites à l’avance.
Dans le désert, il n’y a pas de ville, pas de route. On se repère grâce à une balise GPS, un balisage sommaire et une boussole. Rien de plus.
La distance : un marathon par jour
Chaque étape représente environ un marathon (42 km), un par jour… sauf la 4e étape : 90 km, à boucler en 24 heures maximum.
Des barrières horaires encadrent chaque étape. Elles sont assez larges pour des coureurs un peu aguerris, mais en cas de dépassement, le concurrent est éliminé. Les horaires précis figurent dans le road book — Samah ne les connaît donc pas encore.
L’autosuffisance, sac sur le dos
Tout se fait en autosuffisance totale. Samah porte un sac qui doit peser entre 8 et 12 kilos : nourriture, couchage, matériel de sécurité, vêtements. L’organisation ne fournit que deux choses : l’eau, et une tente. C’est tout.
Côté eau, le ravitaillement est précis :
- ≈ 1,5 litre à chaque check point, tous les 12 kilomètres environ
- 3 litres le soir — pour se laver (au moins partiellement), laver ses vêtements, boire jusqu’au lendemain
Quatre déserts en moins d’un an
C’est là que le défi de Samah prend toute sa dimension. Les concurrents présents sur la Gobi ne font, pour la plupart, que cette course — et très souvent, c’est la course et le défi de leur vie.
Samah, elle, vise les quatre déserts du Grand Slam : juin, août, novembre 2026, puis mars 2027. Quatre courses extrêmes en moins d’un an.
J’espère que cela vous permet de mieux comprendre. Je constate que ce n’est peut-être pas toujours évident, pour des personnes extérieures au running, d’appréhender ce type de défi sportif. — Samah
Soutenir Samah pendant la course
Chaque étape parcourue est une caisse de résonance pour les femmes en reconstruction après un cancer du sein, accompagnées par Second Souffle. La Gobi est financée ; restent les déserts suivants, les plus exigeants du Grand Slam.
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Départ de la première étape le 21 juin. Bon vent, Samah.
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